Archives - Les chiffres clés du marché du véhicule d'entreprise

 

(Paris le 06 décembre 2016)

Après le coup de froid sur les ventes aux entreprises en octobre, le marché a repris des couleurs en novembre. Selon les statistiques de l'Observatoire du Véhicule d'Entreprise (OVE), les immatriculations ont en effet progressé de 13,4 % en novembre par rapport à la même période de 2015, avec un total de 70 818  VP et VUL.

Sur onze mois (de janvier à novembre), la hausse du marché du véhicule d'entreprise ressort à 8,9 %, pour un total de 709 043 VP et VUL immatriculés. Sauf contreperformance majeure en décembre, le millésime 2016 pourrait donc  être supérieur à celui de 2015. Pour mémoire, il s'était immatriculé 730 763 VP et VUL sur l'ensemble de l'année 2015.

A la lecture de ces chiffres, une fois de plus il ressort que le marché entreprise affiche une vigueur supérieure à celle du marché automobile national (qui inclut les particuliers), ce dernier étant en hausse de 9,8 % en novembre et de 5,6 % en cumul sur onze mois, selon les derniers chiffres du CCFA.

Voici ce qu’il faut retenir sur le marché du véhicule d’entreprise en novembre 2016:

• Immatriculations totales VP + VUL : + 13,4 % à 70 818 unités,

• Immatriculations VP :  + 14,65 % à 41 715 unités,

• Immatriculations VUL : + 11,65 % à 29 103 unités,

• Parts de marché par énergie (VP + VUL) : Diesel (85,86 %) ; Essence (10,89 %) ; Electrique (1,11 %) ; Hybrides (1,99 %).

A noter : Les immatriculations de véhicules électriques marquent le pas en novembre, avec une petite hausse de 1,29 % seulement (784 unités VP et VUL). Cette performance est à rapprocher des chiffres communiqués par l’Avere France, qui montrent un repli des immatriculations électriques de 15 % en novembre.  Le marché est sans doute en attente des futurs modèles annoncés avec des autonomies de roulage plus importantes, comme la nouvelle ZOE et ses 300 kilomètres réels.

 

Voici ce qu’il faut retenir du marché entreprise sur onze mois cumulés (janvier à novembre)

• Immatriculations totales VP + VUL : + 8,9 % à 709 43 unités,

• Immatriculations VP : + 10 % à 420 204 unités,

• Immatriculations VUL : + 7,3 % à 288 839 unités,

• Parts de marché par énergie (VP + VUL) : Diesel (86,05 %) ; Essence (10,72 %) ; Electrique (1,19 %) ; Hybrides (-1,93 %),

• Evolution des immatriculations (VP + VUL) par énergie : Diesel (+ 7,1 % à 610 108 unités) ; Essence (+ 31 %, à 76 037 unités) ; Electrique (+ 35,3 % à 8432 unités) ; Hybrides (- 17,6 % à 13 668 unités).

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Coup de froid sur les ventes aux entreprises en octobre 

(Paris, le 4 novembre 2016)

Après le coup de froid d’octobre sur les immatriculations automobiles en France (-4,4 % VP+VUL), le bilan du marché entreprise étaient attendu avec intérêt.  

Selon les statistiques établies par l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, le coup d’arrêt observé sur le marché automobile français n’a pas épargné le marché entreprise : sur le mois d’octobre, les immatriculations de VP et de VUL ont en effet chuté de 3,2 % à 65 984 unités. Le segment des VUL subit un recul plus marqué (-6,6 % à 27 242 unités) que celui des VP (-0,7 % à 38 742 unités).

Malgré ces résultats en demi-teinte sur un mois, le bilan reste toujours positif depuis le début de l’année pour le marché entreprise. La hausse des immatriculations en cumul sur dix mois s’inscrit en effet à 8,4 % (638 225 unités VP et VUL). Mais il est vrai aussi que depuis le mois de mai, la tendance est bel et bien à un « ralentissement de la hausse ».

Si l’on compare l’évolution du marché automobile national et celui de l’entreprise, le constat reste finalement identique mois après mois : le marché entreprise progresse significativement plus vite que l’ensemble du marché automobile français (qui inclut les ménages). Pour mémoire, sur dix mois, la hausse du marché national s’établit à 5,2 %, soit 3,2 points de moins que le marché entreprise.

Les deux derniers mois de l’année seront donc essentiels pour que le millésime 2016 soit aussi brillant que celui de 2015 (les immatriculations s’étaient établies à 730 763 unités, en hausse de 6,3 % sur l’ensemble de l’année).

Par type de véhicule, les VP affichent depuis le début de 2016 une progression de 9,5 %, avec 378 489 immatriculations, tandis que les VU montrent quelques signes d’essoufflement puisque la hausse des immatriculations sur dix mois n’est plus que de 6,8 % (259 736 unités).

Par énergie, les parts de marché demeurent stables à fin octobre. Sur dix mois, le diesel conserve 86 % de parts de marché sur les VP et VUL (à 549 307 immatriculations),  et augmente même très légèrement sa pénétration en VP  par rapport au mois de septembre (78,85 %, à 298 427 unités). L’essence revendique pour sa part 10,71 % du marché VP et VU (68 325 immatriculations) et 16,99 % sur le segment VP (64 288 unités).

Avec 7648 modèles immatriculés en VP et VU depuis le début de l’année, l’électrique enregistre une hausse de commandes de 40,2 % et revendique une part de marché de 1,20 %. Les prochains mois diront s’il s’agit d’une tendance pérenne ou d’un simple frémissement.

Quant aux ventes d’hybrides, elles ne connaissent pas d’amélioration puisque le total des immatriculations s’établit à 12 249 unités, en baisse de 17,2 % sur dix mois. La part de marché des hybrides s’inscrit fin octobre à 1,92 %. 

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En hausse de 9,9 % en septembre, le véhicule d’entreprise croit toujours, mais moins vite

 

(Paris, le 7 octobre 2016)

 

Avec 572 241 immatriculations (VP et VU), le marché du véhicule d’entreprise reste en hausse de 9,9% sur les 9 premiers mois de l’année.

On note toutefois un ralentissement du rythme de croissance depuis le début de l’été, puisque le marché est en retrait de 4 points par rapport à mai 2016 (le marché affichait alors une progression exceptionnelle de 14 %). Dans le détail, et pour mémoire, le marché était en croissance de +13,3 % en juin, +11,4 % en juillet, et +11,2 % en août.

Sur le seul segment des véhicules particuliers, les immatriculations sont en hausse de 10,8 %, tandis que les immatriculations de véhicules utilitaires progressent de 8,6 %.

Avec 492 576 immatriculations (VP+VU), le diesel affiche une hausse de 8,2 % sur les neufs premiers mois de l’année. Une performance là encore en retrait par rapport aux mois précédents (avec respectivement +9,5 % et +9,4 % en juillet et en août 2016). Sur les neufs premiers mois de l’année, la part du diesel s’établit à 86,08 % (VP + VU). Sur le segment des véhicules particuliers, la hausse est de 8,2 % (à 267 772 immatriculations) tout comme sur le véhicule utilitaire (224 804 immatriculations).

L’essence se porte bien, puisque sa progression est de 31,7 % sur les 9 premiers mois de l’année, à 61 616 immatriculations (VP + VU). Sur cette période, l’essence représente 10,77 % des immatriculations. Sur le segment des véhicules particuliers, les immatriculations sont en progression de 32,3 % (avec 58 007 immatriculations), avec une longueur d’avance sur celles des véhicules utilitaires, en hausse de 23,9 % (avec 3 609 immatriculations). 

L’électrique continue d’afficher une belle performance, avec une hausse de 38,6 % des immatriculations VP + VU (à 6 657 unités) et 1,16 % de part de marché. On note que la progression est encore plus marquée sur les véhicules particuliers (+48,5 % et 3 208 immatriculations).

L’hybride continue de s’enfoncer, avec une baisse de 16,8 %, pour 10 849 immatriculations. Pour mémoire, l’hybride terminait l’année 2015 avec une hausse de 63,1 % ! Sans doute faut-il y voir une conséquence de la poursuite de la nouvelle fiscalité automobile, moins favorable aux hybrides*.

 

* Le bonus accordé aux modèles hybrides non rechargeables a été ramenée à 750 € (contre un maximum de 2 000 € auparavant) et celui accordé aux hybrides rechargeables a chuté à 1 000 € (contre 4 000 € auparavant). Rappelons enfin que les hybrides diesels sont désormais exclus de toute aide de l’Etat.

 

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Un bon été pour le marché du véhicule d'entreprise

 

 

(Paris, le 7 septembre 2016)

 

Après un bon premier semestre 2016 (hausse des immatriculations de 13,3%, pour un total de 408 079 véhicules particuliers et utilitaires vendus), l’été est resté bien orienté pour le marché entreprise. Fin août, le total des immatriculations cumulé sur huit mois s’établissait à 504 406 VP et VU, en hausse de 11,2%, selon les statistiques de l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE).

Sur le segment des VP, la croissance est un peu moins rapide à fin août (11,9%), avec un total cumulé de 299 669 véhicules immatriculés. Seul le mois de janvier 2016 (avec une hausse de 9,2%) fait moins bien. Du côté des VU, la hausse s’inscrit fin août à 10,3% (204 737 unités), ce qui en fait le cinquième meilleur mois de l’année. A l’exception de mars et d’avril, le rythme des immatriculations de VU affiche toujours un croissance à deux chiffres.

Par type d’énergie, l’heure est à la stabilité en termes de parts de marché.

  • Le diesel progresse de 9,4% à 433 959 unités immatriculées en VP et VU. Pour mémoire, fin 2015 et sur l’ensemble de l’année, cette progression n’était que de 2,3%. Du coup, la part de marché du diesel dans les flottes d’entreprise a repassé fin août la barre des 86% (86,03% précisément) et a ainsi affiché sa meilleure performance de l’année. Fin 2015, cette énergie revendiquait une part de marché de 87,35% en entreprise. Par type de véhicule, le diesel enregistre fin août et sur huit mois une croissance de 9,2% dans les VP (235 945 unités) et de 9,8% dans les VU (198 014 immatriculations).
  • L’essence quant à elle enregistre une petite baisse de régime sur le mois d’août, avec une hausse des immatriculations en VP et VU de 32,9%, contre 35,4% en juin et surtout 48,8% fin décembre 2015. Les mises à la route de véhicules essence (VP et VU) s’établissent au total à 54 539 unités fin août, pour une part de marché de 10,81%. Par type de véhicules, la progression des immatriculations atteignait 33,3% pour les VP et 26,5% pour les VU. Soit une part de marché de 17,15% en VP et 1,54% en VU.
  • En électrique, les immatriculations augmentent de 43,7 % (à 5 807 VP+VU) sur huit mois. Les VP électriques sont en croissance de 46,4% (2780 unités) et les VU de 41,3% (3 027). Au total, la part de marché de l’électrique en entreprise se maintient à 1,15% (VP et VU confondus) et à 0,93% sur le seul segment des VP. A noter que dans les VU, l’électrique obtient à fin août sa meilleure part de marché de l’année (1,48%).
  • Les mois se suivent et se ressemblent pour les hybrides. Le marché est désormais en repli de 13,7% sur huit mois (9642 immatriculations VP et VU), avec une part de marché en entreprise de 1,91%. L’hybride non rechargeable voit ses ventes poursuivre leur effondrement (-26,3% à 7497 unités en VP et VU) tandis que l’hybride rechargeable enregistre une progression de 113,6% (2145 immatriculations), loin de ses records de la fin de l’année 2015 (+306,5%).

 

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Le marché du véhicule d'entreprise en hausse de 13,3% au premier semestre 2016

 

(Paris, le 7 juillet 2016)

La bonne santé du marché du véhicule d’entreprise ne se dément pas. En cumul sur les six premiers mois de l’année 2016, les immatriculations affichent une progression de 13,3 % par rapport à la même période en 2015, avec un total de 408 079 véhicules particuliers et utilitaires vendus. 

La croissance est deux fois plus rapide que celle affichée en 2015 puisque, fin 2015, le marché enregistrait une hausse de 6,3 %, avec 730 763 immatriculations.

Sur le premier semestre 2016, c’est le mois de janvier qui enregistre le moins d’immatriculations (55 853 unités), le record revenant au mois de juin (83 042 unités).

Sur le segment des VP, le marché du véhicule d’entreprise enregistre une hausse de 14,5 % au premier semestre 2016, pour un total cumulé de 241 685 immatriculations. Soit près de quatre points de mieux que sur l’ensemble de 2015.

Du côté des VU, la hausse est de 11,6 % à 166 394 immatriculations sur le premier semestre. Une performance bien au-dessus de celle enregistrée fin 2015, puisque la progression n’était que de 1 %, avec 302 110 véhicules immatriculés.

Quels enseignements tirer du premier semestre sur le front des énergies ?

  • Le diesel affiche une progression de 11,3 % (avec 350 684 immatriculations VP+VU) sur le premier semestre 2016. Fin 2015, cette progression n’était que de 2,3%, preuve que cette énergie très décriée par les pouvoirs publics, fait mieux que résister. En VP uniquement, le diesel est en progression de 11,5 % sur le premier semestre 2016, tandis que le VU est en hausse de 11,2 %. C’est le mois de janvier 2016 qui enregistre le moins d’immatriculations, avec 47 933 unités VP+VU. Juin est au contraire au sommet, avec 72 168 immatriculations. Au total, le parc des entreprises reste largement diesélisé, avec une part de marché de 85,94%, contre 87,35% à la fin de l’année dernière.

 

  • L’essence est en progression de 35,4 % au premier semestre 2016, avec 44 737 immatriculations VP+VU. Fin 2015, cette progression était de 48,8%. Par type de véhicules, la progression des immatriculations s’inscrit à 35,7% sur les VP et à 31,6% sur le VU. C’est encore en janvier que les immatriculations ont été les plus faibles (5 735 VP+VU) tandis que mars affiche les meilleurs résultats (9 088 immatriculations VP+VU). Au total, la part de marché de l’essence s’établit à 10,96% (VP + VU) et 17,44% sur le seul segment des VP. Soit 2 points de plus par rapport à la fin 2015 (VP et VU) et 2,5 points de plus pour les VP uniquement. Au vu de ces performances, force est de constater que l’essence gagne peu à peu du terrain dans les flottes d’entreprises.

 

  • En électrique, les immatriculations augmentent de 45,7 % (à 4 678 VP+VU) sur six mois. Fin 2015, l’électrique affichait une hausse de 20 %. Les VP électriques sont en croissance de 50,8 % et les VU de 40,9 %. Janvier n’aura enregistré que 482 immatriculations électriques (VP+VU), tandis que juin se présente comme le meilleur mois sur le premier semestre 2016, avec 1 062 immatriculations. A l’évidence, cette énergie a toujours autant de mal à se faire une place dans les immatriculations des entreprises, puisque sa part de marché ne décolle pas (1,15% contre 1% à fin 2015).

 

  • En hybride, le marché a subi sur le premier semestre un véritable coup d’arrêt, avec une chute de 8,1 % des immatriculations (7 645 unités VP+VU). Si l’hybride rechargeable reste en hausse de 125,8 % (à 1 739 immatriculations), l’hybride non-rechargeable accuse quant à lui un effondrement de 21,8 % (5 906 unités VP et VU). Si janvier a marqué une certaine résistance (1 618 immatriculations VP+VU), à l’inverse, le mois de mai a constitué pour cette énergie la plus mauvaise performance commerciale avec 932 immatriculations seulement. Ces résultats très décevants, qui se confirment mois après mois depuis le début de l’année, sont sans doute liés à la baisse des bonus à l’achat intervenue au 1er janvier dernier. A noter toutefois, sur le segment des rechargeables, la résistance des hybrides essence (1 703 unités), alors que les hybrides diesel plongent avec 31 immatriculations seulement sur la période. Il est vrai que les hybrides diesel (rechargeables et non rechargeables) ne bénéficient plus d’aucune aide à l’achat depuis le 1er janvier.

 

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Le marché du véhicule d'entreprise reste bien orienté en mai

(Paris, le 6 juin 2016)

Le marché entreprise ne donne aucune signe de ralentissement. Bien au contraire, sur cinq mois, il affiche une croissance de 14% (VP et VU) par rapport à la même période de 2015. Il s’agit de la plus forte progression depuis le début de l’année en cumulé. Au total, le marché entreprise étudié par l’Observatoire du véhicule d’entreprise, soit les administrations, la location longue durée et les sociétés (hors ventes aux constructeurs), a enregistré 325 037 immatriculations.

Par segment de marché, le VP reste bien orienté avec une hausse de 16,1%, à 193 750 unités, soit un rythme de progression supérieur à celui du marché national (+10,5%), tandis que le VU montre de réels signes de relance avec une progression cumulée de 11,1% à 131 287 ventes.

Alors que le débat sur le diesel reste vif en France et en Europe, le marché entreprise conserve ses caractéristiques avec un mix énergétique spécifique.

• Le diesel affiche une progression de 11,7% des immatriculations de VP et de VU (278 516 unités), à fin mai 2016. C’est la plus forte progression depuis le début de l’année, ce qui donne à cette énergie une part de marché de 85,69% (contre 85,28% en avril et 84,89% en mars).

Si le diesel reste ultra-dominant sur le segment des VU (96,74% à fin mai), il conserve aussi sa prééminence dans les VP, avec une progression des immatriculations de 12,7% sur cinq mois (151 510 unités) et une part de marché de 78,20%.

Quant à l’essence, elle enregistre une progression des immatriculations (VP et VU) de 38,4% à 36 125 unités. Là encore, il s‘agit du meilleur résultat en cumulé depuis le début de l’année. Cette énergie revendique une part de marché de 11,1%.

La montée en puissance de l’essence dans le parcs d’entreprise se traduit dans les chiffres d’immatriculations du VP, avec une hausse de 38,3% des ventes sur cinq (34 007 unités) et une part de marché de 17,55%. L’essence, qui est de plus en plus présente dans les gammes citadines, voit toutefois sa part de marché stagner puisqu’elle atteignait 18,14% en cumulé à fin mars.

• Les temps sont durs pour les hybrides, dont les ventes sont assez nettement ralenties depuis le début de l’année et la baisse des bonus à l’achat. Tous segments (VP et VU), les immatriculations sont désormais dans le rouge en cumulé par rapport à la même période de 2015, avec une baisse de 2,1% (6483 unités). C’est la première fois depuis le début de l’année. Cette chute est essentiellement liée à l’effondrement des hybrides non rechargeables (-16,9% à 5021 unités), alors que les ventes d’hybrides rechargeables affichent encore hausse de 153,8% (5031 unités), nettement moins forte toutefois que le rythme observé en 2015.

La conjoncture n’est pas plus favorable pour les hybrides sur le segment spécifique des VP. Le repli des immatriculations est en effet de 3% (6367 unités), avec une chute de 17,9% des hybrides non rechargeables (4918 unités), tandis que les rechargeables sont encore en hausse de 154% (1449 immatriculations).

• Quant aux véhicules électriques, ils revendiquent à la fin du mois de mai une part de marché de 1,11% sur le marché entreprise (3616 unités VP et VU). Depuis le début de l’année les ventes sont certes en progression de 46,4% ; mais ces modèles ne correspondent pas à la grande majorité des usages des collaborateurs et sont donc cantonnés à des déplacements limités.

 

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L'hybride s'essoufle sur le marché entreprise en avril

(Paris, le 11 mai 2016)

Le marché du véhicule d’entreprise reste bien orienté au mois d’avril 2016, avec une hausse de 10,6% des immatriculations de VP et de VU sur les quatre premiers mois de l’année (à 262 199 unités). Après un mois de février record (+12,7%), le marché revient donc doucement, au mois d’avril, vers ses niveaux du mois de janvier 2016 (+10,3%).

A noter qu’avec une progression de 13,3%, le marché VP est plus dynamique que le marché du VU, qui s’adjuge une progression de 6,8%.

Voici ce qu’il faut retenir du marché entreprise pour les quatre premiers mois de l’année :

• L’essence reste la grande gagnante sur le marché entreprise, avec une progression de 36,8% (à 29 864 unités). Cette énergie représente 11,39% des immatriculations totales. En VP uniquement, les immatriculations augmentent de 36,9% et représentent maintenant 17,92% du marché. Le VU fait pratiquement jeu égal en termes de progression (+35,5%) mais l’essence ne s’arroge que 1,67% du marché sur ce segment.

• Le diesel affiche une hausse de 7,8% (avec 223 603 unités immatriculées), mais sous-performe par rapport au marché global (+10,6%). Le parc entreprises reste quoi qu’il en soit diésélisé à hauteur de 85,28%, même si la proportion est plus faible en VP (77,64%) qu’en VU (96,64%).

• L’électrique est en bonne forme, avec une hausse de 45,7% sur les quatre premiers mois de l’année (avec 2 925 immatriculations). Et c’est sur le marché du VU que le courant passe le mieux, avec 54,1% de hausse et 1 482 unités immatriculées. En nombre d’immatriculations, l’électrique se rapproche même de l’essence qui enregistre 1 763 unités (1,12% de part de marché) sur la même période.

• L’autre surprise vient de l’hybride, en hausse de seulement 2,9% (à 5 556 unités immatriculations). Cette énergie connait un ralentissement ininterrompu depuis le mois de janvier (+ 41,2% en janvier, +31,2% en février et +11,5% en mars), conséquence sans doute de la nouvelle fiscalité applicable à l’hybride. Par ailleurs, l’écart se creuse entre l’hybride rechargeable (+196% à 1 239 immatriculations) et l’hybride non-rechargeable (-13,3% à 4 317 immatriculations).

Pour mémoire, en 2016, le bonus accordé aux modèles hybrides non rechargeables a été ramenée à 750 € (contre un maximum de 2 000 € auparavant) et celui accordé aux hybrides rechargeables a chuté à 1 000 € (contre 4 000 € auparavant). Rappelons enfin que les hybrides diesels sont désormais exclus de toute aide de l’Etat.

 

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Un bon premier trimestre pour le marché du véhicule d'entreprise

(Paris, le 7 avril 2016)

Au premier trimestre 2016, le marché du véhicule d’entreprise a confirmé les bons résultats affichés sur l’ensemble de l’année 2015. Selon les chiffres des AAA retraités par l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE), les ventes de VP et de VU s’inscrivent à fin mars en hausse de 11,1% à 196 812 unités. Par type de véhicules, le VP reste très dynamique avec une progression des ventes de 14,3% (118 831 immatriculations), alors que le VU affiche une hausse de 6,5% (77 981 unités).

Ces chiffres sont supérieurs à ceux enregistrés pour l’ensemble de l’année 2015, preuve du dynamisme de ce segment qui regroupe les sociétés (hors automobiles), les administrations et les loueurs longue durée. Pour mémoire le marché du véhicule d’entreprise a enregistré une année 2015 record : une hausse des immatriculations de 6,3% à 730 763 unités. Le segment VP a progressé de 10,4% à 428 653 ventes, tandis que le VU a affiché une petite hausse de 1% (302 110 unités).

Quels sont les enseignements de ce premier trimestre d’activité pour le marché des véhicules d’entreprise ?

• L’essence poursuit lentement mais sûrement sa montée en puissance

Les ventes de VP et VU essence sont en hausse de 37,2% sur les trois premiers mois de l’année, pour un total de 22 891 véhicules. Cette énergie revendique désormais une part de marché de 11,63% dans les flottes d’entreprise. La croissance est significative puisque fin décembre, la part de marché était de 8,97%.

Sur le segment des VP, la progression est encore plus significative puisque la hausse des ventes est de 37,7% (21 555 unités), alors que la part de marché franchit pour la première fois le cap des 18% (18,14% précisément). Fin 2015, sur les VP, la part de marché de l’essence atteignait 14,32%.

Malgré une fiscalité qui la désavantage par rapport au diesel (avec la TVA déductive sur les achats de carburants), l’essence trouve peu à peu son public, pour des collaborateurs qui effectuent moins de 15 à 18 000 km/an. L’offre de modèles essence est aussi plus développée chez les constructeurs, notamment au sein des gammes business, et sur les segments économiques (où il n’existe pratiquement plus de modèles diesel).

• Le diesel reste l’énergie n°1 dans les parcs, mais perd progressivement des parts de marché

Sur les trois premiers mois de 2016, les immatriculations de véhicules diesel progressent de 8% à 167 066 unités (segments VP et VU inclus). La part de marché de cette énergie ressort à 84,89% (contre 87,35% à fin décembre 2015).

Sur le segment des VP, la hausse des ventes de diesel est de 9,9% pour un total de 91671 unités et une part de marché de 77,14%. L’énergie n°1 dans les parcs automobiles donne des signes de ralentissement puisque fin décembre, sa part de marché s’établissait à 80,61%.

Notons toutefois que le rythme des immatriculations de modèles diesel repart à la hausse depuis le début de l’année, puisque la croissance de 8% (VP et VU) est à comparer à une progression de 2,3% sur l’ensemble de l’année 2015.

Le diesel reste donc l’énergie privilégiée par les gestionnaires de parcs pour leurs gros rouleurs, sachant que les kilométrages moyens en entreprises se situent autour de 30 000 km/an.

• Les hybrides subissent l’effet de la baisse des bonus

Les chiffres des immatriculations de véhicules hybrides (rechargeables et non rechargeables) étaient très attendus depuis l’annonce par le gouvernement d’un sévère coup de rabot sur les bonus à l’achat à compter du 1er janvier 2016.

Pour mémoire, les bonus sur les hybrides non rechargeables ont été réduits à 750 euros (contre 2000 euros), ceux sur les hybrides rechargeables sont passés à 1000 euros (contre 4000 euros). Et Il n’y a plus aucun bonus sur les hybrides diesel.

Le résultat de cette décision ne s’est pas fait attendre avec des chiffres en net repli. Les immatriculations totales (VP et VU) s’établissent en progression de 11,5% à 4539 unités. C’est six fois moins que le rythme affiché à fin 2015 (+63,1% pour 18 500 ventes). Leur part de marché ressort à 2,31% à la fin du premier trimestre (contre 2,53% à fin 2015).

• L’électrique avance à petits pas

Pour la première fois sur le premier trimestre 2016, la part de marché de l’électrique (VP et VU) a franchi le cap du 1% en entreprise (1,08%). Les immatriculations s’établissent à 2130 unités, en hausse de 35,4% (contre 20% pour l’ensemble de l’année 2015). La tendance est donc à une sensible accélération des ventes. Les prochains mois confirmeront (ou pas) cette tendance.

La progression est à mettre, tant sur le compte du segment VP, dont les ventes de véhicules électriques progressent de 37,5% (à 1096 unités), que sur celui du VU, dont les immatriculations augmentent sur la période de 33,2% (à 1034 unités). La part de marché de l’électrique dans le VU ressort d’ailleurs à 1,33% et à 0,92% dans le VP.

 

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Véhicule d'entreprise: le diesel, recule, l'essence progresse en février

(Paris, le 8 mars 2016)

Les clignotants restent toujours au vert pour les ventes de véhicules aux entreprises. A fin février, et sur deux mois, les ventes se sont inscrites à 122 910 unités (VP et VU), selon les chiffres publiés par l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE). La progression est de 12,7% depuis le début de l’année (en janvier la hausse avait été de 10,3%). Les deux segments du véhicule d’entreprise affichent des progressions: +13,6% pour le VP et +11,2% pour le véhicule utilitaire, qui reprend une certaine vigueur depuis quelques mois.

Les statistiques donnent quelques indications sur l’évolution des énergies au sein des parcs et confirment plusieurs évolutions.

Le diesel, autrefois énergie incontestée dans les entreprises en raison notamment d’une fiscalité avantageuse, cède du terrain mois après mois. Fin février, en incluant les VP et les VU, il représentait 85,22% des immatriculations , contre 87,35% fin décembre 2015. Ses ventes continuent pourtant à croitre, puisqu’elles progressent de 10,3% sur deux mois, à 104 738 unités (alors que la progression sur l’ensemble de 2015 n’était que de 2,3%). Mais les autres énergies progressent deux voire trois fois plus rapidement, selon les chiffres de l’OVE, ce qui explique que le diesel perde du terrain. La situation est particulièrement visible sur le marché VP, avec une part de marché du diesel désormais sous la barre des 80% (77,64%), pour un total de 57 403 unités immatriculées.

• C’est assez logiquement l’essence qui profite de la situation. En incluant VP et VU, les ventes de modèles essence progressent de 27,8% depuis le début de l’année (13 803 unités) et s’arrogent une part de marché de 11,23% (contre 8,97% à la fin de l’année dernière). Là encore, l’analyse du marché VP illustre parfaitement les évolutions en cours : la part de marché de l’essence s’établit pour la première fois au-dessus de la barre des 17% (17 ,4%) à 12 914 unités. Sur deux mois les ventes de VP essence s’établissent en hausse de 27%.

• Fragilisées par des bonus en net repli depuis le 1er janvier 2016, les ventes d’hybrides aux entreprises sont scrutées avec attention par les professionnels. S’il n’y a pas d’effondrement observé, l’heure est malgré tout au ralentissement de la demande. Les ventes d’hybrides rechargeables et full hybrides évoluent deux fois moins rapidement qu’en fin d’année 2015 (+31% sur les deux premiers mois de 2016, contre +63% en 2015), sur les segments VP et VU (3043 unités vendues). Le ralentissement de la demande est encore plus sensible sur les hybrides non rechargeables (+17% contre +53% fin décembre 2015, à 2521 unités). Résultat, la part de marché de cette énergie alternative stagne à un peu moins de 2,50%.

Malgré une offre de plus en plus étoffée proposée par les constructeurs, les hybrides marquent le pas dans les même proportions en VP, puisque la croissance des ventes atteint +30% sur deux mois, là où elle affichait +61,8% à la fin de l’année 2015.

• Les mois se suivent et se ressemblent pour les motorisations électriques, dont les ventes s’affichent certes en progression de 35,5% depuis le début de l’année 2016 (1191 unités en incluant VP et VU), mais dont la part de marché ne décolle toujours pas (0,97%). Les aides à l’achat de cette énergie alternative n’ont pas été touchées par l’Etat (6 300 euros), mais à l’évidence, ne suffisent pas à convaincre les gestionnaires de parcs de franchir le cap.

 

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Bon début d'année pour le marché du véhicule d’entreprise

(Paris, le 8 février 2016)

Avec 55 853 immatriculations enregistrées en janvier 2016 (véhicules particuliers et véhicules utilitaires), le marché du véhicule d’entreprise débute l’année en hausse de 10,3% par rapport janvier 2015. Une fois n’est pas coutume, les utilitaires auront joué le rôle de locomotive avec une progression de 12% des immatriculations ; une performance qui surclasse les immatriculations de véhicules particuliers, en hausse de 9,2%.

Voici ce qu’il faut retenir du marché entreprise pour ce premier mois de l’année :

  • Les immatriculations de véhicules particuliers essence sont en progression de 24,1%, avec 5 301 unités immatriculées en janvier 2016. L’essence représente dorénavant 15,91% des immatriculations VP. Mais c’est dans la catégorie des véhicules utilitaires que l’essence marque le plus de points, avec une hausse de 50,2% à 434 immatriculations (soit 1,93% des immatriculations).

 

  • Les immatriculations de VP diesel affichent une hausse de 4,8% en janvier 2016, pour un volume de 26 142 immatriculations (soit 78,47% des immatriculations VP en janvier 2016). A noter que du côté des véhicules utilitaires, la hausse atteint 11,5% à 21 791 immatriculations (soit 96,69% des immatriculations de véhicules utilitaires).

 

  • En électrique, le marché marque des points dans la catégorie des VP avec 94,1% de hausse et 262 immatriculations en janvier 2016, contre 135 en janvier 2015. Sur les véhicules utilitaires, le marché est plus calme avec une hausse de seulement 2,3% sur la même période (avec 220 immatriculations en janvier 2016 contre 2015 en janvier 2015).

 

  • En hybrides, les immatriculations VP sont en hausse de 40,3% par rapport à janvier 2015. Avec une accélération toujours plus marquée pour les hybrides rechargeables (+223,3% à 236 immatriculations en janvier 2016) que pour les hybrides non rechargeables (+27,8% à 1 361 immatriculations en janvier 2016). En véhicules utilitaires, la part des hybrides reste quant à elle confidentielle, avec 21 immatriculations en janvier 2016 (contre 5 janvier 2015).

 

  • A janvier 2016, le marché des entreprises (VP + VU) se compose de 10,27% d’immatriculations essence, 85,82% d’immatriculations diesel, 0,86% d’immatriculations électrique et 2,89% d’immatriculations hybride.

 

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Année record pour le véhicule d'entreprise en 2015

(Paris, le 6 janvier 2016)

En 2015, les entreprises ont activement soutenu la reprise du marché automobile en France. Voici en 5 chiffres, les grandes tendances des ventes analysées par l’Observatoire du véhicule d’entreprise (OVE).

730 763 : C’est le nombre total des ventes de VP et VU réalisées par les entreprises en 2015. La croissance est de 6,3%, soit le meilleur résultat depuis 2009. Le marché des entreprises suivi par l’OVE (il inclut les administrations, les loueurs longue durée et les sociétés hors automobiles) représentait à la fin de l’année 31,85% de l’ensemble du marché automobile national, contre 30% en 2012.

Le rythme de croissance n’est toutefois pas le même selon les types de véhicules. Ainsi les ventes de VP ont progressé de 10,4% sur un an (428 653 unités), alors que celles de VU n’affichent qu’une petite croissance de 1% (302 110 unités).

+26% : C’est la croissance des ventes de VP électriques dans les entreprises sur l’ensemble de l’année 2015. Au total, celles-ci s’établissent à 3247 unités. L’électrique, malgré la mobilisation des constructeurs, peine malgré tout toujours à s’imposer dans le monde de l’entreprise. Sa part de marché a du mal à décoller. Fin 2015, elle s’inscrivait à 1,02% (en incluant les VP et les VU). Les modèles électriques pâtissent encore d’une faible autonomie (120 à 150 km), qui ne correspond pas aux habitudes de roulage des entreprises. Ils sont donc cantonnés à des trajets urbains ou péri-urbains ou à des pools de véhicules en autopartage. Malgré ces handicaps, le gouvernement mise plus que jamais sur l’électrique en France et a maintenu le bonus de 6300 euros à l’achat.

638 298 : Ce sont les ventes totales de VP et de VU diesel, selon les chiffres de l’OVE. Sur un an, la hausse est de 2,3%, et de 3,8% sur le seul segment des VP. L’énergie vedette du marché entreprises subit certes l’effet des campagnes anti-diesel en France et du rapprochement annoncé des fiscalités essence-diesel, mais conserve toutefois une part de marché globale de 87,35%. La concurrence d’autres énergies telles que l’essence est pourtant bien une réalité (voir ci-dessous). Sur le segment des VP uniquement, le diesel a ainsi perdu 10 points de part de marché entre 2012 (90,54%) et 2015 (80,61%).

Le gazole reste toutefois l’énergie pertinente pour le marché entreprise puisqu’il correspond à des kilométrages importants (plus de 18 à 20 000 km/an). Or, les kilométrages moyens en entreprises oscillent autour de 30 000 km/an. Cette énergie bénéficie en outre d’une fiscalité avantageuse, avec la déductibilité de la TVA sur les achats de carburant, à hauteur de 80% sur les VP et 100% sur les VU.

+306,3% : C’est la progression des ventes de VP hybrides rechargeables dans les entreprises en 2015, pour un total de 1861 unités. Ce segment profite de l’arrivée de nouveaux modèles, tant chez BMW, que chez Mercedes, Golf ou Audi. Mais l’embellie risque de tourner court puisque le gouvernement a décidé de couper drastiquement les bonus pour l’achat d’hybrides rechargeables. A compter du 1er janvier 2016, l’aide fond comme neige au soleil et passe à 1000 euros contre 4000 euros en 2015.

14,32% : C’est la part de marché de l’essence sur le segment des VP en 2015. Au total les ventes de véhicules particuliers essence atteignent 61380 unités et s’inscrivent en progression de 49,3% sur un an. Depuis 2012, cette énergie connaît une montée en puissance régulière sur le marché entreprises puisqu’elle s’est adjugée 6,96 points en quatre ans. Les constructeurs ont d’ailleurs accompagné ce mouvement en ne proposant plus que des modèles essence sur certains segments (économique notamment). Il reste que le gouvernement n’a pas voulu aligner les TVA sur l’essence et le diesel, ce qui aurait contribué à pousser cette énergie dans les parcs automobiles, à soutenir les ventes et à inciter les gestionnaires de parcs à arbitrer entre les énergies en fonction de leurs usages et non pas de la fiscalité en vigueur.

 

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Le marché du véhicule d'entreprise poursuit sa progression en novembre

(Paris, le 10 décembre 2015)

En hausse depuis plusieurs mois, le marché du véhicule d’entreprise poursuit son avancée en novembre 2015. En progression de 5,1% par rapport à la même période en 2014, les immatriculations de VP et de VU totalisent en effet 651 296 unités à la fin du mois de novembre, sur onze mois, selon les chiffres de l’OVE.

A noter que cette hausse du marché reste principalement tirée par les immatriculations de VP qui enregistrent une progression de 8,9% (à 382 048 unités), alors que les immatriculations de VU sont désormais dans le vert, en petite progression de 0,2% (à 269 248 unités).

Voici ce qu’il faut retenir du mois de novembre :

  • Après la baisse historique des immatriculations diesel sur les premiers mois de l’année 2015, le marché du diesel se consolide doucement depuis le mois de septembre, enregistrant même une légère hausse de 1% à fin novembre 2015, à 569 595 unités. Une hausse qui atteint 2,2% sur le segment des VP, alors que le marché des VU est en repli de 0,4%.

    A fin novembre 2015, le diesel représente 87,46% des immatriculations du marché des entreprises (contre 91,03% à fin 2014).

  • L’essence continue d’être la grande gagnante des choix des entreprises. Ses ventes progressent de 47,9% à fin novembre, à 58 035 unités. Une hausse remarquable, mais qu’il faut relativiser : sur le marché des entreprises, sur l’année 2015, il s’est vendu pratiquement une voiture essence pour 10 voitures diesel. A noter également que la majorité des immatriculations essence sont enregistrées sur le segment des VP (54 341 unités) ; les VU ne réunissant pour leur part que 3 694 unités, en raison de la faiblesse de l’offre.
  • Du coté des hybrides, les immatriculations sont en hausse de 66,4% en novembre sur le marché entreprises, avec 16 596 unités. L’énergie hybride, qui représente maintenant 2,55% des immatriculations sur le marché entreprises affirme donc sa présence au sein des flottes. Avec un dynamisme particulièrement marqué en faveur des hybrides rechargeables, dont les ventes ont été multipliées par trois en 2015 (avec 1 574 unités immatriculées à fin novembre 2015, contre 363 unités sur la même période en 2014).
  • Le véhicule électrique profite également de la progression du marché des entreprises, avec une progression de 17,2% depuis le début de l’année 2015, à 6 231 immatriculations. Une hausse qui profite toutefois plus aux VP (25,9% de hausse) qu’aux VU (11,2% de hausse).

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Le diesel fait de la résistance sur le marché entreprise en octobre

(Paris, le 9 novembre 2015)

Nouvelle progression du marché du véhicule d’entreprise en octobre. Sur dix mois, selon les chiffres de l’OVE, les immatriculations de VP et de VU ressortent en hausse de 4,2% par rapport à la même période de 2014, à 588 844 unités. Pour mémoire, le total des ventes VP et VU avait atteint 697 157 unités sur l’ensemble de l’exercice 2014. A deux mois de la clôture, l’exercice 2015 est sans doute bien parti pour faire mieux qu’en 2014.

Voici les cinq grandes tendances à retenir sur le marché automobile d’entreprise à fin octobre:

• La croissance reste soutenue dans les VP avec 345 662 immatriculations, en progression de 7,8%. Quant aux VU, ils poursuivent leur redressement et n’affichent plus qu’une légère baisse de 0,5% sur l’ensemble de l’année, à 243 182 immatriculations.

• Alors que le diesel est battu en brèche un peu partout dans le monde avec l’affaire VW, force est de constater que, pour l’instant, sa part de marché résiste plutôt bien dans les parcs d’entreprise en France. Les immatriculations VP et VU restent certes stables, à 515 224 ventes sur dix mois (+0,1%). Toutefois la part de marché du diesel grappille encore quelques points et s’inscrit fin octobre à 87,50% sur les VP et VU. Par grande famille de véhicules, sur le segment VP, les ventes de diesel augmentent de 1,1% à 279 203 véhicules, alors que sur celui des VU, elles s’inscrivent en repli de 1% (236 021 exemplaires).

• Les ventes de modèles essence poursuivent quant à elles leur progression à deux chiffres. Sur dix mois, le cap des 50 000 ventes a été franchi (52 613 unités en VP et VU), avec une hausse de 47,2%. Cette progression ne se traduit toutefois pas par une hausse de la part de marché de l’essence au sein des parcs, celle-ci restant à un peu plus de 8,9%. La progression sur dix mois est un peu plus forte dans les VP (+47,7% à 49 247 unités) que dans les VU (+40,5%, à 3366 ventes).

• Du côté des hybrides, dont la part de marché reste marginale dans le monde de l’entreprise (2,51%), la bonne surprise est venue des hybrides rechargeables : leurs ventes ont bondi de plus de 303% depuis le début de l’année, mais avec des ventes totales limitées à 1348 véhicules. Quant aux hybrides non rechargeables, ils ont vu leurs immatriculations augmenter de 56% (13 440 unités) sur la même période. Il conviendra de suivre dans les prochains mois l’évolution des immatriculations de modèles hybrides dans les parcs d’entreprise, puisque le gouvernement envisage de réduire fortement les bonus à l’achat sur ces types de véhicules à partir du 1er janvier prochain.

• Les véhicules électriques ont pour leur part subi une légère baisse de régime en octobre avec des ventes en hausse de 14%, soit la plus faible progression des trois derniers mois. Au total, 5457 VP et VU électriques ont été immatriculés sur la période, avec une part de marché toujours inférieure à 1% (0,93%). A noter que sur le seul segment des VP, la progression des immatriculations est supérieure à l’ensemble du marché sur l’électrique, avec une hausse de 24% et 2450 ventes. Les annonces liées aux infrastructures de recharge commencent peut-être à rassurer les décideurs d’entreprise sur l’intérêt de ces types de modèles pour leurs usages automobiles et pour leurs collaborateurs.