Baromètre Energies : l'essor de l'essence se fait attendre au 1er trimestre 2017

 
(Paris, le 25 avril 2017)
 
Quels sont les choix opérés par les gestionnaires de flotte en matière d’énergies ?
 
Pour répondre à cette question, l’Observatoire du véhicule d’entreprise réalise chaque trimestre une analyse des immatriculations sous l’angle de la répartition par énergies.
Pour élargir les perspectives, l’OVE propose également de suivre l’évolution du marché national global, qui prend en compte toutes les immatriculations réalisées en France sur la même période, tant en VP qu'en VUL. 
 
Ce qu’il faut retenir sur le marché des entreprises :
 

 

• Au premier trimestre 2017, malgré les mesures prises par les pouvoirs publics en faveur de la déductibilité de la TVA sur l’essence, les entreprises sont restées à l’écart de cette énergie. Il est vrai qu’avec une déductibilité de 10 % en 2017, la mesure n’a rien de très attractive. Il faudra attendre pour analyser les conséquences réelles de cette disposition en raison de ses règles d’application et de sa progressivité (sur cinq ans). Résultat, l’essence a enregistré au premier trimestre 2017 une nouvelle baisse de sa part de marché à 10,30 %. Par rapport au premier trimestre 2016, l’essence a perdu 1,33 point.

• Au premier trimestre 2017, le diesel reste très demandé par les entreprises, avec une part de marché stable de 86 %. Par rapport au premier trimestre 2016, qui était particulièrement dynamique en termes d’immatriculations, cette motorisation a gagné 1,11 point de part de marché. Cette situation est sans doute liée au fait que le marché VP en entreprise a marqué le pas au premier trimestre 2017, avec un repli de 6,7 %, alors que c’est celui qui bascule le plus rapidement vers l’essence compte tenu de l’offre des constructeurs.  A l’inverse, le marché VUL qui a bien progressé au premier trimestre (8,1 %), et qui est très majoritairement orienté vers le diesel.

• Le premier trimestre 2017 est synonyme de rebond pour le marché de l’hybride, qui retrouve presque sa part de marché du premier trimestre 2016, alors que l’année dernière avait été compliquée, avec des aides à l’achat réduites comme peau de chagrin. La part de marché de l’hybride s’établit à 2,40 %, avec des ventes en hausse tant sur l’hybride rechargeable (3,4 %) que non rechargeable (1,1 %).

•  L’électrique atteint pour la première fois la barre de 1,30 % de part de marché, ce qui constitue à ce jour un record dans le monde de l’entreprise. Par rapport au premier trimestre 2016, l’électrique gagne 0,22 point. Même si le nombre des immatriculations reste limité (2 525 unités), l’intérêt des gestionnaires de parcs semble se développer. La nouvelle ZOE, qui affiche une autonomie réelle de 300 km, n’est peut-être pas étrangère à ce phénomène.

 
Ce qu’il faut retenir sur le marché national global : 
 
 

Les motorisations  essence poursuivent leur montée en puissance sur le marché national. Elles atteignent même un plus haut historique au premier trimestre 2017 avec 39,61 % de part de marché sur les VP et les VUL.  Une fois de plus les évolutions sont radicalement différentes entre le marché entreprise et le marché national. Par rapport au premier trimestre 2016, l’essence gagne plus de trois points de part de marché.

Le diesel a poursuivi sa descente sur le marché automobile au premier trimestre 2017, avec 55,69 % du total des immatriculations. C’est 3,72 points de moins qu’il y a un an. Sur le seul segment des VP, la part de marché du diesel est passé au mois de mars sous la barre des 50 %, à 47,4 %.

• Evolution à la hausse pour les hybrides, dont la part de marché s’établit à 3,29 % à la fin du premier trimestre 2017, soit 0,53 point de plus par rapport au premier trimestre 2016. Malgré la baisse des bonus à l’achat, les ventes de VP hybrides sont en progression de 25,8 % sur la période par rapport à 2016 (avec un total de 21 290 unités).

• Les immatriculations de véhicules électriques ont représenté 1,34 % du total du marché français, soit 0,16 point de plus par rapport à la même période de 2016. Quant aux ventes de VP électriques, elles progressent de 23 % sur un an (avec un total de 7 402 unités). 

 

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