Les flottes à hydrogène intéressent les collectivités

(Paris, le 4 juillet 2016)

Même si les pouvoirs publics portent un regard plus favorable sur l’hydrogène, c’est du côté des collectivités que vient la demande, que ce soit les métropoles, les départements ou les régions. Ainsi, la région Rhône-Alpes peut se targuer d’accueillir le projet HyWay, qui représente à ce jour la plus grosse flotte de véhicules à hydrogène en Europe, avec 50 Kangoo H2 répartis entre Grenoble et Lyon, et une station d’hydrogène dans chacune de ces deux villes.

L’autre pionnier est le département de la Manche, le premier en France à s’être équipé d’une station à hydrogène. Le parc local s’est enrichi de 12 Kangoo H2 et de 5 Hyundai ix35 FC, qui ont déjà parcouru des milliers de km sans encombre. Le département envisage du coup l’acquisition d’un modèle à hydrogène pour chaque remplacement de véhicule. Par ailleurs, la Manche a donné des idées à la grande région Normandie, qui a décidé de donner un élan à la filière mobilité, avec une aide pour le déploiement de 15 stations à hydrogène sur la période 2016-2018 (projet EAsHyMob) et une aide financière à la constitution de flottes de véhicules (2 380 €, soit 15% du prix HT du véhicule plafonné à 7000 €).

L’autre bonne nouvelle, c’est que près d’une centaine de projets devraient être déposés dans le cadre du récent appel à projets sur l’hydrogène dans les territoires. Un appel qui favorise les expérimentations dans le domaine de la mobilité.

Tous ces signaux ont de quoi satisfaire le PDG de SymbioFCell, Fabio Ferrari, qui est par ailleurs l’animateur du consortium Mobilité Hydrogène France. Il se veut rassurant sur la progression des infrastructures. A ce jour, on dénombre déjà une douzaine de stations dans le pays. Elles sont situées à Albi, Dole, Luxeuil, Paris (pont de l'Alma avec Air Liquide, Ivry avec la mairie de Paris), Grenoble, Lyon, Saint-Lô et Valence. Sur la période 2016-2018, 27 autres stations sont prévues avec l'aide de fonds européens. Elles seront implantées à Bordeaux, Lyon, Montélimar, Nancy, Nantes, Paris (sud, ouest, nord), Rodez, Rouen, Sarreguemines, Valence, ainsi qu'en Normandie. Fabio Ferrari estime que le mieux est de démarrer par des petites stations à 350 bar pour des flottes de 20 à 50 véhicules pour amorcer le marché, et de proposer aussi des stations plus importantes capables de délivrer plus de 100 kg par jour à une pression de 350 et 700 bar.