L'OVE dévoile les attentes des gestionnaires de parcs européens

(Paris, le 11 mai 2016)

Que faut-il retenir de la dernière édition du Baromètre des Flottes réalisé par l’OVE en partenariat avec l’institut CSA ? Cette étude conduite en Europe auprès de 2369 entreprises, dont la flotte inclut au moins 10 véhicules, permet de tirer plusieurs enseignements sur les priorités des gestionnaires de parcs, français et européens, sur des thèmes aussi divers que le mix énergétique, l’évolution des mises à la route ou l’utilisation des nouveaux outils de mobilité. 

• Premier enseignement : les gestionnaires de parcs français sont moins confiants que les Européens sur la croissance de leur activité et donc de leurs parcs.

Certes, les sociétés françaises, sont plus nombreuses à penser que la taille de leurs parcs va croître (29%) que baisser (16%) dans les prochaines années. Mais à l’échelle européenne, l’optimisme est nettement plus fort : 30% des entreprises européennes  tablent ainsi sur une hausse de leur parc contre 9% qui tablent sur l’inverse.

• Deuxième enseignement : les gestionnaires de parcs pensent que le mix énergétique va évoluer dans les cinq ans à venir, au détriment du diesel et au profit des énergies alternatives.

Les entreprises françaises anticipent une baisse de 12 points de la part du diesel au sein de leurs flottes de VP, passant de 96% à 84%. Mais, plus l’entreprise compte d’employés, plus la baisse anticipée est importante. Les entreprises de plus de 1 000 salariés anticipent ainsi une baisse de 17 points de la part du diesel au sein de leurs flottes. La France est, avec la Belgique, le pays dans lequel le diesel devrait connaître au cours des prochaines années le plus fort recul, tant dans les parcs de taille moyenne que dans les grandes flottes.

Le recours aux motorisations alternatives constitue une piste sérieuse pour les entreprises françaises, qui ont parmi leurs principaux objectifs la réduction de leur consommation de carburant : 36% d’entre elles ont déjà intégré – et 56% prévoient de le faire – au moins une de ces motorisations dans leur flotte (électrique, hydrogène, hybride, hybride rechargeable, ou GPL/GNV). Sur l’ensemble des motorisations alternatives, les entreprises françaises se classent ainsi au quatrième rang européen en termes d’utilisation, derrière les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse. L’hybride et l’électrique sont les motorisations alternatives les plus employées, avec respectivement 47% et 38% des entreprises françaises qui les ont déjà incorporées – ou prévoient de le faire – au sein de leurs flottes.

• Troisième enseignement : la France doit rattraper son retard en matière de télématique par rapport aux autres pays européens.

Selon le baromètre OVE-CSA, 23% des entreprises françaises seulement, contre 33% à l’échelle européenne, ont recours à des solutions de télématique au sein de leur parc automobile. En France, ces solutions sont utilisées en premier lieu pour réduire le coût d’utilisation des flottes (consommation de carburant,frais de maintenance, sécurité des conducteurs). En 2013, l’objectif numéro un était le traçage et la localisation du véhicule (40%).

• Quatrième enseignement : l’autopartage devrait se développer dans les entreprises.

Les gestionnaires de parcs français (43%) sont plus nombreux que la moyenne européenne (31%) à penser que l’autopartage se développera dans les prochaines années. Pourtant, cette nouvelle forme de mobilité doivent encore convaincre. Seulement 5% des salariés seraient prêts à abandonner leur véhicule de fonction pour une solution d’autopartage. Car la voiture de fonction reste avant tout considérée comme une récompense. Il apparaît clairement que le développement de l’autopartage passera par les jeunes générations, tant en France (52% des gestionnaires le pensent), qu’en Europe (42%). L’Italie (41%), le Luxembourg (37%) et le Portugal (36%) sont les pays où les gestionnaires de parcs estiment que l’autopartage va se développer. 

> Lire le Baromètre des flottes 2016