Memento des flottes publiques

 

La mobilité n’est plus ce qu’elle était

Dans l’environnement économique qui est le nôtre, peut-on encore réfléchir comme il y a cinq ou dix ans? Non, bien sûr. La crise est là, qui exige de faire des choix, des coupes, parfois des sacrifices. En tout cas de se poser des questions. Et de gérer au mieux.
Avant, la vie était simple : on avait besoin de véhicules? On les achetait. Au comptant ou à crédit, en discutant du prix avec son concessionnaire, à la fin d’un bon repas. Pour l’entretien? On avait un garage intégré avec des mécaniciens maison. La revente ? On s’en arrangeait gentiment. Et tout allait bien.

Aujourd’hui, les temps ont changé. Les gestionnaires de parcs doivent résoudre des équations complexes. Ma flotte n’est-elle pas surdimensionnée ? Mes véhicules sont-ils réellement adaptés à l’usage que l’on en fait ? Faut-il continuer à acheter son véhicule ou vaut-il mieux le louer ? Doit-on externaliser l’entretien ou continuer de réparer « à la maison » ? Comment convaincre les conducteurs de modifier leurs comportements ? Comment optimiser la revente des véhicules en fin de vie ? Bref, où et comment faire des économies?

Il est vrai que la gestion des flottes progresse chaque jour, que les outils à disposition se sophistiquent, et que le benchmarking permet tous types de comparaisons. Coûts d’entretien, de consommation, de fiscalité, type de conduite, va- leur de revente, nouvelles mobilités sont passés à la moulinette. Mais désormais, les enjeux sont d’une autre nature. Lorsque l’État fait la chasse aux milliards, quand les dotations diminuent et les budgets se tarissent, il faut prendre de nouvelles dispositions et bousculer les certitudes.
La baisse annoncée de 11 milliards d’euros des dotations de l’État aux collectivités territoriales d’ici 2017 va certainement peser sur leurs investissements. Si elles veulent préserver leur capacité à investir sans augmenter la fiscalité locale ou la dette, les collectivités doivent identifier toutes les pistes pour optimiser leurs ressources.

C’est dans ce contexte que l’idée d’externaliser la gestion de son parc automobile fait son chemin, même si pour un certain nombre de collectivités ou d’entreprises publiques, le concept est déjà bien présent dans les esprits et dans les parcs. L’ externalisation, cependant, reste abordée du bout des lèvres, tant le souci de bien utiliser le denier public rend timides les décisions.

Et pourtant, en se dégageant d’activités « non stratégiques », la personne publique peut davantage se recentrer sur son cœur de métier. D’autant que la réduction des effectifs l’oblige à faire des choix, tant économiques que qualitatifs. Le besoin d’améliorer la qualité de service étant — lui aussi — une priorité.

Ces réflexions de fond se recoupent au sommet de l’État comme au plan local. Mais leur traduction dans les faits ne se réalise pas au même rythme. Ainsi l’administration centrale ne s’est convertie que récemment à cette approche, encouragée en cela par feu la RGPP (Révision générale des politiques publiques) puis la MAP (Modernisation de l’Action Publique) et le Grenelle de l’environne- ment, alors que certaines collectivités territoriales ou certains établissements publics avaient déjà fait un grand pas vers plus de réalisme.

L’ externalisation serait-elle le remède absolu en matière de gestion des flottes publiques, comme elle l’est pour les flottes privées ? Les avis continuent d’être partagés, même si le sujet n’est plus tabou.

Pour éclairer les indécis, conforter les convaincus, et donner à tous un maximum d’informations, nous avons voulu rassembler dans cet ouvrage des analyses, des enquêtes et des témoignages pour mieux vous aider à prendre les bonnes décisions.

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Thème: 
Gestion & Fiscalité
Date de publication: 
Octobre, 2014
Prix: 
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