Nissan planche sur la voiture autonome pour entreprises

(Paris, le 19 janvier 2017)

Engagé dans un pari pour rendre les véhicules hautement automatisés à l’horizon 2020, le constructeur japonais propose une solution unique : une plateforme associant l’humain et l’intelligence artificielle.

Lors du dernier CES de Las Vegas, Carlos Ghosn a fait un certain nombre d’annonces sur le véhicule autonome. Il a notamment révélé l’existence d’une nouvelle plateforme développée avec l’aide de la NASA, avec laquelle Nissan collabore depuis 2015.

Sous le nom de SAM (Seamless Autonomous Mobility), l’agence spatiale américaine a adapté à l’automobile un logiciel utilisé pour le guidage des engins d’exploration. Il s’appuie sur l’intelligence humaine et permet de donner des consignes à la machine pour contourner un obstacle, afin de pallier les carences de l’intelligence artificielle face à l’imprévu.

Appliquée à la Leaf, la technologie fonctionne de la façon suivante. Quand le véhicule se retrouve dans une situation complexe, telle qu’un accident, avec la police qui donne des instructions contraires à ce qui est prévu dans le logiciel (passer au feu rouge, franchir une ligne continue), le système de bord lance alors un appel à un centre de commande. A distance, comme cela se pratique depuis le centre de Houston, mais aussi dans l’univers des drones pour prendre un autre exemple, un opérateur peut alors « prendre la main » sur le véhicule et lui indiquer un nouvel itinéraire. Dans la foulée, cette consigne sera transmise aux autres véhicules autonomes au moyen du cloud, de telle sorte qu’ils pourront passer l’obstacle sans intervention humaine en traversant cette même zone. Sans ce dispositif, le risque serait grand de voir les voitures sans chauffeur rester à l’arrêt.

La plateforme SAM sera proposée à des entreprises qui souhaiteraient pouvoir superviser des flottes de véhicules autonomes. Nissan cible particulièrement dans un premier temps la livraison et le transport de personnes comme les taxis et VTC.