La voiture autonome ancrée dans l’imaginaire américain

(Paris, le 8 février 2016)

 

Si General Motors vantait dès 1939 l’avenir des véhicules automatisés dans le cadre d’une exposition baptisée « Futurama » et montée spécialement pour cette occasion, il faut attendre les années 50 pour que ces modèles prennent forme aux yeux de la population. Une publicité parue dans le Saturday Evening Post en 1950 accélère les choses. On y voit une famille jouant au Scrabble dans une voiture dont l’habitacle est entièrement vitré, avec le conducteur tournant le dos au volant et appuyant son coude sur la portière. Le véhicule file sur une « highway » à l’américaine. La publicité précise que « demain l’électricité remplacera le conducteur ». Les voitures seront guidées dans leur voie au moyen de systèmes électroniques noyés dans la chaussée, ce qui permettra d’éviter les bouchons, les accidents et bien sûr la fatigue au volant.

Cette vision futuriste est aussi déclinée sous la forme de films publicitaires, à la manière des grandes productions du cinéma américain. Dans le film ci-dessous, proposé par General Motors à l’occasion du salon « Motorama » de 1956, on y découvre la voiture autonome en plein coeur du rêve américain. Une voiture autonome symbole de liberté, de temps retrouvé… Des rêves qui restent finalement partagés par la plupart des automobilistes d'aujourd'hui...

Deux ans après ce film, General Motors testera sur autoroute un prototype Firebird III, muni d’un pilote automatique et capable de suivre un câble placé sous la chaussée.

 

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Vient de paraître : "Le véhicule autonome, c'est déjà demain". Editions de l'OVE. Janvier 2016. Prix public : 40 € TTC.