Le diesel a bien résisté en 2016 dans les parcs d’entreprise

(Paris, le 12 janvier 2017)
 
En 2016, les véhicules diesel représentent près de 86 % (85,99 %) des immatriculations en entreprise. Soit 1,36 point de moins par rapport à 2015. 
Au total, selon les chiffres de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, il s’est immatriculé 679 136 VP et VU roulant au gazole en un an, soit une progression de 6,4 %. 
Ces chiffres traduisent la bonne résistance de cette motorisation dans les parcs automobiles d’entreprise, en dépit d’une campagne anti-diesel soutenue dans l’opinion publique, qui a d’ailleurs fait chuter la part de cette énergie dans le marché global à moins de 60 % (59,66 %) l’année dernière. 
Si le premier trimestre s’est effectivement traduit par une chute rapide de la part de marché du diesel (-2,46 points à 84,89 %), les trois autres trimestres ont montré la résistance de cette énergie (voir graphique) qui, au final n’a cédé que 1,98 point de part de marché sur le segment VP et 0,24 point sur celui des VU.
 
Part de marché Diesel (VP + VU) en 2016
 
(les parts de marchés sont calculées à partir des immatriculations cumulées depuis le début de l'année) 
(Source AAA-Data, retraitement OVE)
 
L’analyse des chiffres d’immatriculations fait en outre apparaître que les ventes diesel ont progressé près de trois fois plus vite en 2016 qu’en 2015 en VP + VU (+6,4 % contre +2,3 %). Sur le seul segment des VP, la croissance est aussi nettement plus rapide entre 2016 et 2015 (+6,3 % contre +3,8 %). Quant aux VU, ils affichent une nette hausse du rythme de leurs immatriculations en diesel, à +6,5 % contre un petit +0,5 %  l’année précédente. Dans le détail, les ventes de VP en diesel ont atteint l’année dernière 367 419 unités et celles de VU 311 717 unités.  
Il est vrai que le diesel reste très apprécié des gestionnaires de flottes en raison de ses qualités pour les gros rouleurs que sont souvent les collaborateurs de sociétés. Rappelons que les entreprises parcourent en moyenne 30 000 km/an. Le diesel bénéficiait aussi d’une fiscalité avantageuse avec la déduction de la TVA à hauteur de 80 % pour les VP et 100 % pour les VU. La Loi de finances pour 2017 a mis un terme à cet avantage en alignant progressivement (sur cinq ans) la fiscalité entre les deux énergies thermiques.
Reste à savoir comment vont évoluer les ventes aux entreprises de modèles diesel au cours des prochains mois, dans un contexte de plus en plus hostile pour cette motorisation. La Mairie de Paris répète haut et fort que les véhicules diesel seront bannis en 2020 ; quant aux systèmes de pastilles Crit’Air, ils promettent de mener la vie dure à ces véhicules à Paris, mais aussi à Lyon et Grenoble, en attendant d’autres villes.
 
 
Top 10 des véhicules Diesel (VP) en entreprise en 2016


(Source AAA-Data, retraitement OVE)
 
 
L’analyse du Top 10 des véhicules diesel les plus immatriculés en entreprise en 2016 montre une parfaite stabilité du Top 3 d’une année à l’autre.
Plus aucun constructeur étranger ne figure dans ce classement entièrement contrôlé par les constructeurs tricolores. En 2015, VW y classait encore deux de ses modèles.