Le diesel subit le contrecoup des campagnes de désaffection

(Paris, le 15 janvier 2018)

En 2017, les voitures diesel représentent en 2017 quelque 84,56 % des immatriculations VP et VUL en entreprise. Soit 1,43 point de moins par rapport à 2016.

Au total, selon les chiffres de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, il s’est immatriculé 678 035 VP et VUL roulant au gazole l’année dernière. Pour la première fois, ce chiffre est en repli de -0,2 %. Compte tenu de l’intense campagne anti-diesel des pouvoirs publics, de la hausse annoncée de la fiscalité et des menaces qui pèsent sur l’accessibilité des véhicules diesel aux grandes métropoles, ces chiffres  traduisent malgré tout une certaine résistance d’une motorisation privilégiée de longue date par les décideurs d’entreprise.

Pour rappel, la part du diesel sur le marché automobile français est passée sous la barre des 50 % pour les VP, selon le bilan annuel du CCFA, et s'établissait fin décembre à 47 %. 

Le repli du diesel est d'ailleurs un peu plus visible sur les VP, où les immatriculations affichent un repli de -2,6 % à 357 726 unités. En un an, le diesel a vu sa part de marché reculer de -3,05 points, à 76,58 %. Le gazole maintient en revanche ses positions sur le marché du VUL, avec une part de marché de 95,70 % et des immatriculations en progression de 2,8%, à 320 309 unités.

L’analyse du Top 10 des véhicules diesel les plus prisés en entreprise montre toujours une écrasante domination des marques françaises : un seul modèle, le Volkswagen Tiguan, se classe à la 9ème place.  Autre constat, la percée du Peugeot 3008 qui, en un an, se hisse à la 2ème place du Top 10, alors qu’il était 10ème en 2016. Autre progression à signaler, celle du Renault Megane Scenic qui gagne trois places en un an (6ème). Pas de changement en revanche en têtre du palmarès: la Renault Clio reste à à ce jour sans concurrent.