L'essence prend lentement ses marques en entreprise en 2017

(Paris, le 11 janvier 2018)

L’essence a poursuivi en 2017 sa conquête régulière des flottes d’entreprise. La part de marché de l’essence s’établit fin 2017 à 11,51 %, soit 0,74 point de plus qu’en 2016.

Au total, selon les statistiques de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise, les immatriculations de VP et de VUL ont progressé de 8,5 % à 92 275 unités. Cette progression est toutefois trois fois moins rapide que celle affichée en 2016 (+29,7 %). Et cinq fois moins forte que celle enregistrée en 2015 et qui s’élevait à l’époque à +48,8 %.

Ces chiffres prouvent que les motorisations essence trouvent peu à peu leur place dans les parcs d’entreprise, sans pour autant révolutionner de fond en comble les habitudes des gestionnaires.  Ces derniers analysent les usages des collaborateurs et arbitrent en fonction de leurs kilométrages.

L’alignement des TVA sur l’essence et le diesel, entré en vigueur en 2017 pour les VP et en 2018 pour les VUL, conduit à une évolution lente des mentalités. Il  faut rappeler que cet alignement se fera sur une période de cinq ans et s’achèvera en 2022.

Par type de véhicule, les immatriculations progressent de 5,3 % pour les VP (84 427 unités) avec une part de marché de l’essence de 18,07 % (+0,91 point par rapport à 2016). Là encore, on observe un ralentissement des demandes puisqu’en 2016 la progression des immats VP essence s’établissait à +30,6 %  et qu’elle était proche de +50% en 2015.

C’est sur le segment des VUL que la croissance de l’essence semble à l’inverse s’accentuer. Les immatriculations progressent de 62,4 % (7 848 unités), contre +16 % en 2016 et +41,4 % en 2015. La part de marché de l’essence reste toutefois très marginale sur le VUL à 2,34 % (+0,84 point par rapport à 2016).

Le Top 10 des VP essence  est  assez nettement modifié en 2017, avec  l’émergence de plusieurs modèles de la marque Peugeot (quatre dans les dix premières places contre trois en 2016), positionnées sur les segments inférieur et moyen inférieur.

Jusqu’alors les motorisations essence s’affichaient surtout  sur le segment des petites citadines. La campagne anti-diesel et les mesures de restriction de circulation dans les grandes villes obligent les constructeurs à revisiter leurs gammes et à y intégrer davantage d’essences et d’électriques.

La tête du classement est aussi bouleversée avec l’arrivée de la Renault Clio, qui était troisième l’année dernière. La marque au losange parvient aussi à inscrire dans le Top 10 son Captur (10è) en lieu et place de l’Opel  Corsa.  Les marques françaises occupent bien le terrain des motorisations essence, avec huit places sur dix.